On ne nous a jamais vraiment appris ça
Ni à la maison, ni à l'école, ni au travail, et rarement par quelqu'un payé pour aider.
La plupart des gens n'ont pas échoué à apprendre à gérer leur argent. Personne ne le leur a enseigné. Les gens et les endroits qui auraient pu le faire sont surtout restés silencieux, souvent pour la même raison : l'argent demeure l'un des sujets dont il est le plus difficile de parler ouvertement.
Ce silence prend la même forme partout où l'on regarde.
À la maison, le silence se transmet
La plupart des parents ne parlent pas d'argent avec leurs enfants, et ceux qui ne le font pas ne sont généralement pas négligents. Ils répètent ce que leurs propres parents ont fait. Plus de la moitié des parents canadiens disent que le manque de transparence de leurs propres parents à propos de l'argent a influencé leurs propres difficultés financières à l'âge adulte. Les enfants héritent des attitudes de leurs parents envers l'argent, même si pas un seul mot n'est jamais prononcé à ce sujet. Le silence est encore une leçon, et il enseigne la mauvaise chose.
Il y a un coût réel et mesurable à cela. Dans les pays de l'OCDE, les jeunes de 15 ans qui obtiennent de l'information sur l'argent auprès de leurs parents ont de meilleurs résultats aux évaluations de littératie financière que les autres. Ces conversations font une différence, et quand elles n'ont pas lieu, l'écart se transmet à la génération suivante.
Il faut dire que cela semble changer. Le cycle n'est pas incassable. Mais changer une habitude transmise depuis des générations prend plus de temps que les bonnes intentions d'une seule génération, et la plupart des adultes qui utilisent un outil comme celui-ci aujourd'hui ont grandi entièrement à l'intérieur de l'ancienne version de ce schéma.
À l'école, l'aide est arrivée, mais trop tard pour la plupart de ceux qui en ont besoin maintenant
Plusieurs provinces ont ajouté du contenu de littératie financière à leurs programmes scolaires ces dernières années — le Québec depuis 2017, l'Ontario intégré dans les cours de mathématiques depuis 2020, avec une exigence formelle de diplomation annoncée en 2026. C'est un progrès réel et significatif, qui mérite d'être reconnu comme tel.
C'est aussi récent, et ça varie beaucoup d'une province à l'autre. Cela n'a pas rejoint les adultes déjà sortis de l'école, qui gèrent un ménage et prennent des décisions financières aujourd'hui. Si vous êtes assez âgé pour gérer une hypothèque, un revenu qui change ou un budget familial, ce changement est très probablement arrivé après votre diplôme. Pour la plupart des adultes, la réponse à « est-ce que l'école vous a appris ça? » demeure non.
Au travail, cela se traduit par une seule séance, pas une présence continue
Les employeurs s'intéressent au mieux-être financier. La plupart des employés aimeraient participer à des programmes d'éducation financière au travail, et le gouvernement fédéral souligne lui-même que ces programmes peuvent aider les employeurs à garder leur personnel. Mais là où ces programmes existent, c'est généralement un séminaire unique ou un kiosque lors d'une foire des avantages sociaux. Ils ne sont pas là la prochaine fois qu'une paie ne suffit pas. Une seule séance, aussi bonne soit-elle, ne vous suivra pas jusqu'à un mardi ordinaire trois mois plus tard.
Et les conseils professionnels sont soit trop coûteux, soit centrés sur autre chose
Même les gens qui consultent une banque ou un conseiller financier obtiennent rarement de l'aide pour leur budget au quotidien. Dans une étude J.D. Power de 2023, moins de la moitié des clients des banques canadiennes se souvenaient d'avoir reçu des conseils financiers de leur banque, et seulement la moitié d'entre eux les ont trouvés utiles. Les conseils donnés portent surtout sur des produits et des placements. Savoir où en sont vos finances ce mois-ci est rarement abordé. Et pour bien des ménages à revenu moyen, même ces conseils semblent hors de portée : moins de deux Canadiens à revenu moyen sur cinq croient pouvoir se payer un professionnel de la finance.
Quatre endroits, une seule racine commune
Rien de tout cela n'est un verdict sur vous. C'est la raison pour laquelle vous n'avez jamais eu une chance équitable de l'apprendre en premier lieu.
La maison, l'école, le travail et les conseils professionnels ont tous eu l'occasion d'enseigner cela au fil du temps, et pour leurs propres raisons, la plupart ne l'ont pas fait. L'argent a été traité comme un sujet dont on ne parle pas : dans la maison où vous avez grandi, en classe, au bureau, et souvent même dans le bureau du conseiller que vous payez.
Sovereign existe parce qu'aucun de ces quatre endroits n'a été conçu pour rester avec vous. Un cours, un séminaire ou une révision annuelle passe et s'en va. Sovereign est conçu pour être encore là le mois prochain et le mois suivant, et vous montrer où vous en êtes.
— L'équipe Sovereign